Une croisière magique dans les Grenadines – itinéraire de 10 jours

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Une croisière magique dans les Grenadines – itinéraire de 10 jours

Récapitulatif des épisodes précédents. Après de multiples voyages en Martinique, en Guadeloupe et à Sainte Lucie, nous mettons le cap sur Saint-Vincent-et-les-Grenadines dans le Sud des Antilles.

Les Grenadines… Ce nom nous faisait rêver depuis déjà longtemps, bercés par les musiques de Laurent Voulzy, « Le Coeur Grenadine ». Voyager en voilier est toujours une expérience magique. C’est prendre le temps de la traversée. Nous ressentons quelque chose d’unique et de spécial lorsque nous sillonnons les mers, à la découverte d’îles et îlots, de grandes plages désertes ou de petites criques cachées.

Saint-Vincent-et-les-Grenadines offre un monde presque vierge, un chapelet d’îles aux couleurs de rêves tropicaux. On se laisse porter par les alizés qui soufflent fort, sur les eaux turquoises, jusqu’à des rivages frangés de palmiers, ourlés de plages blanches, de plages noires, de récifs aux poissons arc-en-ciel… Esthétique exotique. Un soir, un mouillage désert, une foultitude d’étoiles, on s’endort au son du ressac. Un p’tit punch, un planteur. C’est ça, le Vincentian way of life. On se sent vraiment heureux de pouvoir vivre ces moments magiques. Slow life. 

Nous vous partageons ici tout ce ce voyage exotique et magique, au coeur des Grenadines.

 

 


Vous trouverez dans cet article:

La cartographie de l’archipel et l’itinéraire, pour mieux se repérer

Notre journal de bord, 10 jours de croisière

Jour 1. Le Marin

Jour 2. Saint Lucie

Jour 3. Traversée

Jour 4. Béquia

Jour 5. Canouan

Jour 6. Mayreau

Jour 7. Tobago Cays

Jour 8. Morpion, Punaise, Petite Martinique

Jour 9. Port Saint Vincent, Cariacou

Jour 10. Union Island

Mini-guide pratique + croisière


 

Regard photographique © Lys Around the World

 

La cartographie des Grenadines et l’itinéraire de 10 jours de croisière.

 

 

Notre journal de bord, 10 jours magiques de croisière au départ du Marin, Martinique

 

Jour 1. Le Marin

Arrivée au Marin après un vol opéré par Air Caraïbes. Nous allons naviguer sur « Epicure », un Harmony de 42 pieds. Retrouvez tous nos conseils pratiques pour la croisière en voiliers plus bas.

 

Jour 2. Du Marin à Sainte-Lucie, premiers dauphins et poissons-volants

Traversée : 30 milles

« Nous partons du Marin sous 20 nœuds de vent, avec une vitesse moyenne de 6 Nds  par vent de travers. »

Malgré les gros grains qui donnent un éclat argenté à la mer, la magie opère dès les premiers instants : nous naviguons avec des poissons volants puis avec des dauphins à la pointe nord de Sainte Lucie. Nous mouillons le soir à Rodney Bay, une grande baie facile d’accès, près de l’isthme de sable qui relie Pigeon Island à la terre.

 

Traversée: 70 miles nautiques

« Nous partons de Sainte Lucie dès le lever sur jour au moteur en laissant à tribord l’île Foureur. Vent 20 Nds – direction Sud – allure travers à 8 Nds. »

 

 

Nous longeons Sainte Lucie, dont les vapeurs de souffre s’échappent du Qualibou, dépassons ensuite les deux pitons. Le paysage volcanique défile, bientôt nous passons le canal de Sainte Lucie – Saint Vincent, qui est marqué par une forte houle (4/5m).  Là, une jolie visite d’un banc de dauphins repéré au nord de Saint Vincent. Les dauphins sont joueurs, la quille du bateau les fait danser, ils sautent de part et d’autre de l’étrave. Quel beau spectacle, quel privilège !

Nous longeons ensuite Saint Vincent au moteur dans la partie Nord car nous sommes sous le vent de l’île puis à la voile lorsque nous touchons de nouveau 20 Nds dans le canal entre Saint Vincent et Bequia, au bon plein pour arriver à Béquia (prononcez « Bécoué »).

On recommande d’éviter de mouiller à Saint-Vincent. En fait, les littoraux ne sont pas très intéressants, les mouillages assez austères et l’attitude de certains « comités d’accueil » n’amène rien à la sérénité de ces mouillages… nous ne nous sommes même pas arrêtés et avons préféré passer au large des côtes.

 

Jour 4. Béquia

Béquia est la deuxième plus grande île des Grenadines. Les français furent les premiers colons à s’y établir au début du XVIIIème siècle. Ceinte de plages de sable blanc, d’eau turquoise et de récifs coralliens, Béquia, avec ses collines et vallons luxuriants, est une île tropicale authentique et magnifique. Nous mouillons à Princess Margaret Bay et Lower Bay.

On se charge des formalités d’entrée sur le territoire des Grenadines à Port Elizabeth nichée au fond d’Admiralty Bay (Béquia). Port Elizabeth, possède un charme très anglo-saxon avec sa jolie petite église anglicane Ste Mary, érigée en 1829.

 

Jour 5. Canouan

Traversée: 20 miles nautiques

« Départ de Béquia, 20-25 Nds par vent arrière direction West Cay, puis travers jusque Canouan. Mouillage à Charlestown Bay par 4.8 m de fond, à la limite du mouillage Moorings. Rouleur avec des claques de vent à un bon 25 nœuds. »

Île centrale de l’archipel des Grenadines cerclée des eaux turquoises de la mer des Caraïbes… Cela commence à ressembler au rêve que l’on s’en faisait. Terre émeraude sertie par les eaux cristallines… C’est magnifique ! Pourtant Canouan a longtemps été considérée comme la pauvre « Cendrillon » des Grenadines. Surprenant ! Evidemment, il faut marcher sur ces grandes plages blanches durant quelques heures; profiter de l’instant présent, respirer à plein poumon. Des moments précieux dans ce havre de paix.

Christophe Colomb aurait été le premier européen à découvrir Canouan mais les indiens lui opposèrent une forte résistance… Nous comprenons pourquoi. Canouan est un trésor que l’on veut garder.

 

 

Jour 6. Mayreau

Traversée:  3 milles marins dans le Sud

« Par 30 Nœuds de vent, nous nous abritons sous le vent de Mayreau dans un mouillage par 4.9m à Saline Bay le plus protégé (Salt Whistle Bay est trop exposée). »

Mayreau est une toute petite île de moins de 3 km² qui possède deux des plus belles plages des Caraïbes : Salt Whistle Bay, un arc de sable blanc parfait, et Saline Bay. Une bien petite île qui possède une longue histoire… Bien qu’il s’agisse de la plus modeste des îles des Grenadines, ses habitants n’en ont pas moins le caractère bien trempé, étant les descendants d’une centaine de colons et d’esclaves ayant refusé l’offre du gouvernement de St-Vincent de s’installer à Canouan. Une île décidément à la fois très typique de la Caraïbe avec ses cases en bois colorées et singulière avec son ambiance humoristique et nonchalante, presque ironique, à l’image de ce petit bar tenu par Robert, un rasta haut en couleurs.

Le choc visuel de notre voyage, un moment très fort, a lieu au sommet de la petite colline. Là, près de la jolie petite église du Père Divonne, qui en 1972, résolut le problème de l’eau douce sur l’île en l’équipant d’un récupérateur collectif, on découvre d’un seul coup d’œil, l’immense barrière des Tobago Cays.

 

Jour 7. Tobago Cays

Traversée: 4 miles nautiques… Et…Bienvenue au Paradis !

« Départ de Mayreau par le Nord vers les Tobago Cays. Nous mouillons entre Petit Rameau et Petit Bateau. Il y a une taxe pour le mouillage dans le Tobago Cays Marine Park. Plongée à la plage de Baradel – Tortues – Balade et plage sur Petit Bateau. Le vent est vif »

Le camaïeu de verts et de bleus est époustouflant, le ciel se noie dans la mer, on a le sentiment d’être arrivé au Paradis. Esthétique unique et si différente de ce que l’on connait. Du bleu, du vert, du blanc. C’est l’étonnant minimalisme de ces paysages qui est à couper le souffle.

Les quelques îlots des Tobago Cays, sont bordés par la plus belle barrière corallienne des Antilles, parfait pour le snorkeling: la barrière est à peu de profondeur et foisonne de poissons, de tortues, de raies, de coraux. Un aquarium géant !

Soyez prudents : le parc marin des Tobago Cays est protégé, son équilibre naturel est fragile. Donc, pas de coups de palmes dans les coraux et ne ramassez aucun coquillage ou morceau de corail. De toute façon, une fois sortis de l’eau, secs et morts, ces petits bijoux naturels perdent leurs jolies couleurs.

 

Jour 8. Morpion, Punaise, Petite Martinique

« Départ des Tobago Cays par le nord de Mayreau en passant devant Salt Whistle Bay, sous le vent de Mayreau, entre Mayreau et Union 30-35 Nds, passage entre Palm Island et Union devant Clinton puis Frigate Island pour mouiller à l’abris de Union dans Chatam Bay. Un havre de paix pour cette avant dernière soirée. »

 

 

Jour 9. Port Saint Vincent, Cariacou

« Départ Union, direction petite Martinique, vent 25 Nds, mouillage à Petit Saint Vincent. Départ pour Union en passant par Morpion et Punaise. Mouillage à Clifton (beaucoup de monde – mouillage entre le reef et le massif du centre de la rade. Balade sur la plage et jusque Green Island. »

Iles idylliques, sable blanc, eau cristalline, palmiers… Véritable carte postale antillaise.

 

Jour 10. Union Island

Une expérience incroyable : retour en Martinique en coucou

Nous avons opté pour une descente d’une semaine du Marin à Union Island afin de découvrir le maximum des îles Grenadines. D’autant que la remontée vers la Martinique peut se faire au pré et s’avérer très longue. C’est la raison pour laquelle nous remontons jusque Fort de France en avion. Grandes émotions, au décollage (la piste s’arrête à deux pas de l’eau), mais la vue est grandiose. Expérience incroyable et unique, c’est MA-GNI-FI-QUE (à faire!).

 

 

 

Partir en croisière, guide pratique

QUAND PARTIR ?

L’idéal est de partir autour du mois de Février, afin de pouvoir profiter des Alizés.

 

D’OU PARTIR ?

Nous levons l’ancre au Marin en Martinique, véritable carrefour des plaisanciers et excellente base de départ pour une croisière dans les Antilles.

 

ORGANISER SA CROISIERE

 

 

  • Nous organisons toujours nos croisières en avance, au Salon Nautique de Paris, d’une année sur l’autre. Nous comparons les offres en fonction des ports de départ, de nos choix de navigation (s’agit-il d’une première navigation ? Sommes nous prêt à faire des nav’ de nuit ? One way ? Return ?) et de la flotte de bateaux mise à disposition.
  • Pour la Martinique, nous avions loué via Dream Yatch Charter un Harmony de 38 pieds baptisé « Platon » au départ du Marin (LA base nautique martiniquaise et qui a même un rayonnement régional sur toutes les Caraïbes). Nous pouvons bénéficier aussi d’un skipper si nous le souhaitons.
  • Un brief météo et technique est toujours effectué à la livraison du bateau, ainsi que des conseils de navigation et de mouillages si nous choisissons de naviguer sans skipper professionnel.
  • Les mouillages en Martinique sont « sauvages », tiennent plutôt bien et sont majoritairement gratuits.
  • En croisière, nous avons toujours des cartes marines à disposition dans le bateau et un compas, ainsi que l’électronique de bord pour se repérer.
  • LA référence incontournable en terme de guide papier, c’est le Jacques Patuelli pour les Antilles; Un indispensable selon nous. Jacques Patuelli connaît toutes les petites Antilles car il les sillonnent et les découvre à bord de son voilier « Tangaloa » depuis de nombreuses années.
  • Nous aimons beaucoup également le Bloc Marine Antilles qui donne pas mal de conseils mouillages, d’approche, et d’itinéraires sympas.

 

 

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