Découverte authentique de Khayelitsha, le plus gros township de Cape Town

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Découverte authentique de Khayelitsha, le plus gros township de Cape Town

Khayelitsha. Non loin de Cape Town, le township le plus grand de la région est très vivant et en constante mutation. Il est très intéressant d’aller y faire un tour et de voir à quel point la situation évolue doucement mais sûrement.

Les townships désignent en Afrique du Sud des quartiers qui se sont développés en périphéries des villes pendant l’Apartheid. On y trouve un population majoritairement noire ou métisse. La criminalité y est importante et est le résultat de conflits liés à la pauvreté.

 

Extrait de carnet de voyage

« Le long de l’autoroute, on voit ce que l’on appelle les « shacks » qui sont de véritables bidonvilles : des taudis de tôle, de bâches, et de fils électriques. Mais on aurait tort de croire qu’ils sont représentatifs du township dans son ensemble. En effet, depuis la fin de l’Apartheid, les conditions de vie s’améliorent petit à petit avec la construction de maisons en «dur», d’écoles et une économie locale se met en place (on y voit fleurir de nombreux restaurants et petits commerces). Même si cette évolution est lente, elle est source d’espoir. Les artistes sont aussi nombreux dans les townships: musique, sculpture, peinture, artisanat… »

Visiter les townships en Afrique du Sud est source de débat chez les voyageurs, car assimilé à du tourisme voyeurisme de la misère. Cependant, ce sont des lieux vivants qui font partie intégrante de l’Afrique du Sud, car ils rassemblent une partie importante de la population. Alors, c’est vrai que c’est un peu génant ce sentiment de circuler en mini-bus à travers des quartiers insalubres et des baraquements de misère, mais c’est une facette de l’Afrique du Sud à laquelle il faut se confronter et prendre conscience.

Cette forme de « tourisme » représente aussi quelques avantages pour les habitants car cela contribue à rassurer sur l’image du township et sa sécurité, à développer leur économie locale bien sur (allez donc partager un déjeuner « township style » dans un restaurant du township) ; mais également pour les jeunes enfants pour qu’ils s’habituent « à voir des blancs » (remettez-vous dans le contexte, les township ne sont habités que par des noirs, les enfants ne sont pas scolarisés ou bien scolarisés dans des écoles locales, et ne se mélangent donc pas aux blancs). Nous sommes donc nous aussi regardés avec une curiosité bienveillance. Les plus jeunes se jettent dans vos bras. Les adultes sont extrêmement avenants et viennent discuter avec vous… nous sommes donc loin de ce tourisme « voyeurisme de la misère » évoqué plus haut !

Après avoir aperçu à quel point la vie dans le township est source de fierté pour ses habitants, et à quel point cela ne ressemble en rien à la vie en ville – les gens se connaissent tous, chantent, dansent et discutent les uns avec les autres – vous pouvez aussi vous investir dans la communauté le temps d’une journée : jardinage, peinture, enseignement… il y en a pour tous les goûts.

Vous l’aurez compris, la visite d’un township ne s’improvise pas : ces zones urbaines sont très denses et très grandes et il y est difficile de se repérer. Il est donc recommandé de visiter les townships avec un guide. Ce dernier vous emmènera sans risque au plein cœur de la vie du township dans lequel vous vous rendrez. Autour du Cap, les townships sont nombreux. Khayelitsha est le plus grand, tandis que Langa, le plus ancien. Pour cela je vous recommande Juma, qui est accueillant, chaleureux et des plus fiables.

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